Théâtre du Capitole - Photo: Patrice Nin

Le traditionnel et particulièrement attendu concert de fin d’année du Chœur du Capitole, synonyme de Noël bien sûr, vient d’avoir lieu lors de trois rendez-vous qui se sont déroulés à guichet fermé.

Gabriel Bourgoin, Chef du Chœur de l’Opéra national du Capitole, assurait également la direction musicale de ces concerts réunissant cette année l’ensemble du chœur mais également Elisabeth Matak et Hugo Mathieu, pianistes, Caroline Itier, contrebassiste, Florent Tisseyre, percussionniste et Sébastien Gisbert à la batterie. A vrai dire un instrumentarium hybride car Gabriel Bourgoin a concocté un programme loin des chants traditionnels français, le recentrant sur le pays des carols : la Grande Bretagne, mobilisant des partitions sur des textes religieux de compositeurs contemporains, dont certains toujours en activité tels que John Rutter (1945) et Bob Chilcott (1955), programme qu’il a intitulé : So British. Dans le programme de salle, Gabriel Bourgoin nous confie combien ces partitions ont été pour lui importantes dans son parcours, et le restent encore aujourd’hui, pour preuve ce concert. Il nous dit aussi combien, quand il s’agit de chanter Noël, le peuple britannique fait partie des plus fidèles tenants d’une tradition chorale propice au partage et à la ferveur des célébrations des fêtes de fin d’année. Destinées à des chorales amateurs, semi-professionnelles ou professionnelles, ces partitions sont l’apanage autant des églises que des universités et des villages.  Tout cet univers, qui a fait de la Prude Albion un berceau multi-centenaire de cette pratique musicale, nous est grand ouvert par le Capitole de Toulouse en cette fin d’année 2025.  Et c’est tout naturellement le 1er mouvement du Magnificat de John Rutter qui ouvre la « cérémonie », immédiatement suivi d’une prise de paroles de Gabriel Bourgoin dans le plus pur idiome de Sa Très Gracieuse Majesté, idiome qu’il va vite abandonner cependant pour évoquer dans la langue de Molière et de manière très pédagogique le contenu du programme. Soulignons ici combien le sur-titrage des chants a été encore une fois apprécié par le public.  A l’invitation de Gabriel Bourgoin, deux pièces vont être entonnées également par les spectateurs : Star Carol de John Rutter, ainsi qu’A New Year Carol de Benjamin Britten, ces deux œuvres bénéficiant de la partition chant et paroles incluse dans le programme. Pour la petite histoire, le public s’est montré particulièrement actif dans ces reprises, notamment mon voisin, un jeune homme doté d’une magnifique voix, éduquée à mon humble avis, et qu’il a mise à disposition de ces chants, pour le plus grand plaisir de tous.  Quand on dit que le bel canto est dans l’ADN de Toulouse !

Non, non, Gabriel Bourgoin ne chante pas le God Save The King, il reçoit en toute humilité et au nom de tous les artistes les ovations d’un public sous le charme de ce concert – Photo: Classictoulouse

Notre phalange chorale, encore et toujours magnifique de couleurs, de maîtrise, de précision et de dynamiques est ce soir superbement accompagnée par des solistes de grand talent.

Devant l’enthousiasme du public et les applaudissements, les artistes nous ont offert en bis l’inusable et festif Jingle Bells, un traditionnel américain que toute la salle a repris… en chœur !

Une belle manière d’entrer dans ce temps de la Nativité !

Robert Pénavayre

Partager

La belle et riche solitude de la contrebasse
Laurène Helstroffer Durantel signe un deuxième album consacré à un instrument rarement joué en soliste, hors de l’orchestre : la contrebasse.
Festival de la Vézère 2026 – La bohème (Giacomo Puccini) et La Cenerentola (Gioacchino Rossini)
Deux soirées lyriques chargées d’émotions et …de rires
Quand de somptueux joyaux livrent enfin leur secret
Dans l’univers feutré des tapissiers d’Aubusson
La vache et le prisonnier
La vengeance est un plat qui se déguste à petit feu
Quand passent les cigognes…à Peralada
Un plateau empreint de ferveur, de passion, de talent, de soif d’apprendre mais aussi de transmettre.
Célébrant la voix, Peralada ouvre en majesté sa 40éme édition
Ermonela Jaho et Benjamin Bernheim dans un programme lyrique particulièrement généreux