Festivals

Une apothéose finale

La dernière semaine de concerts du festival international du piano concentre les interventions des artistes les plus divers.

Le lundi 24 septembre, les Jacobins se déplacent à la Cité de l’Espace pour accueillir le pianiste et compositeur de jazz Jeff Neves. C’est à ce jeune artiste belge qu’échoit cette année la carte blanche. Diplômé du « Lemmens Instituut » de Louvain, Jeff Neves joue aussi bien en solo qu’avec le trio qu’il a fondé ou avec orchestre. Il a même récemment mis à son programme les « Variations Goldberg » de J. S. Bach.

Le grand Aldo Ciccolini conclura le festival

Le lendemain, le 25 septembre, c’est au tour du Musée des Abattoirs d’accueillir le festival en la personne de Kotaro Fukuma. Il le fait dans le cadre de la très belle série des tableaux concerts.

Né à Tokyo en 1982, Kotaro Fukuma a effectué l’essentiel de ses études de piano au Conservatoire de Paris. Titulaire du 1er Grand Prix et du Prix Chopin du Concours International de Cleveland, il s’intéresse avec un égal bonheur au répertoire romantique et à la musique d’aujourd’hui.
Son récital toulousain associera des œuvres de son compatriote Toru Takemitsu avec des pièces de Claude Debussy, John Cage et Olivier Messiaen. Son programme musical dialoguera avec la toile de Kasuo Shiraga de 1990, intitulée « Genten » (ciel noir).

Le jeune pianiste japonais Kotaro Fukuma jouera dans la série des tableaux-concerts au musée des Abattoirs

Retour au cloître des Jacobins pour le concert qu’animera, le 25 septembre le pianiste géorgien Alexander Korsantia. Né à Tbilissi, il a reçu de sa mère, professeur de piano, ses premières leçons. A partir de 1992, il a travaillé aux Etats-Unis dans le célèbre studio d’Alexandre Toradze. Lauréat de nombreux concours internationaux, Alexander Korsantia parcourt le monde pour des récitals et concerts avec orchestre.
Il jouera à Toulouse trois sonates de Beethoven (WoO 47 n°1), Prokofiev (n° 8 op. 84) et Haydn (n° 38 en fa majeur), ainsi que quatre Mazurkas et la Ballade n° 4 de Chopin.

David Greilsammer, né à Jérusalem en 1977, donnera un récital particulièrement original le 27 septembre. Après des études musicales à Jérusalem, Florence et Paris, il a rejoint la fameuse Julliard School de New York où il a remporté brillamment le concours 2004 de concerto. Son goût pour les répertoires innovants transparaît sur le programme de son concert toulousain qui rassemble des œuvres de Webern (Variations op. 27), Haydn (Variations en fa mineur), Berg (sonate op. 1), Mozart (Sonate KV 331), Schönberg (Six petites pièces op. 19) et Schubert (Six Moments musicaux D 780).

Enfin, le grand Aldo Ciccolini conclura en apothéose ce 28ème festival. On ne présente plus ce jeune octogénaire à la technique et à la musicalité hors du commun. Il consacrera son récital de clôture à Schumann avec les « Scènes d’enfants », les Fantasiestücke op. 111, le Carnaval de Vienne op. 26 et la Grande Sonate en fa mineur.

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