Festivals

Toujours bien campées sur des fondamentaux indispensables

La problématique économique de ce festival est bien connue depuis longtemps. Afin de remplir les 9000 places du célèbre théâtre antique, il est nécessaire, voire vital financièrement, de programmer des titres qui ont fait leurs preuves en ce lieu. L’édition 2017 n’échappe pas à cette logique et c’est donc tout naturellement que nous voyons fleurir à l’affiche deux Verdi : Rigoletto et Aïda. Qui s’en plaindrait ? Personne assurément !

La maquette des décors de Rigoletto

Rigoletto ouvre donc le bal lyrique, si je puis dire, avec deux représentations les 8 et 11 juillet. A la tête du Philharmonique de Radio France et des chœurs de régions, Mikko Franck dirigera une distribution qui associera plusieurs générations de talents. La toute jeune Gilda de Nadine Sierra pourra s’appuyer sur l’expérience d’un vétéran qui chante le bossu pathétique dans le monde entier : Leo Nucci. Celso Albelo chantait déjà le Duc de Mantoue à Busseto en… 2006, il avait à peine 30 ans, et ne l’a jamais perdu de vue, promenant sa morgue dans tous les théâtres du monde. La distribution des principaux rôles comprendra également Marie-Ange Todorovich (Maddalena), Stefan Kocan (Sparafucile). La mise en scène sera confiée à un habitué des lieux : Charles Roubaud.

La maquette des décors d’Aïda

Aïda devrait également attirer la foule lors des deux représentations des 30 juillet et 5 août. Non seulement le titre est un gage de succès en lui-même, mais, qui plus est, la distribution est cette fois particulièrement relevée. Jugez-en. Dans le rôle-titre, rien moins que Sondra Radvanovsky, l’un des plus grands sopranos verdiens actuels. Face à elle le mezzo Anita Rachvelishvili devrait imposer une Amnéris tellurique. Radamès sera le ténor Marcelo Alvarez, l’incontournable Mario Cavaradossi de notre époque, ici dans un rôle qu’il ne chante pas très souvent alors qu’il en a la quintessence de la voix. Le baryton Quinn Kelsey n’est pas non plus un familier d’Amonasro, ce sera l’occasion rare de l’entendre dans ce rôle de père douloureux et revanchard à la fois. Notons, soulignons même, la présence dans un rôle d’envergure, d’un français, la basse Nicolas Courjal (Ramfis). L’Orchestre national de France et les chœurs de régions seront placés sous la direction de Paolo Arrivabeni et la mise en scène sera signée de Paul-Emile Fourny.

Le baryton Bryn Terfel

Bien d’autres rendez-vous sont proposés dont un récital Bryn Terfel qui fait, peut-être, ici un galop d’essai avant de revenir dans un rôle prochainement. Pour l’heure, dans un programme Bad Boys, il sera accompagné par les chœurs de régions, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France sous la direction de Mikko Franck. C’est le 10 juillet et c’est vraiment un super rendez-vous avec l’un des artistes les plus authentiques d’aujourd’hui.

Un récital Florian Sempey et des concerts symphoniques sont également au programme. Pour plus de renseignements :

www.choregies.fr

A l’évidence, un grand millésime nous attend !

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