Fidèle à son image quelque peu marginale dans le monde des pianistes, Hélène Grimaud vient d’enregistrer un nouveau programme musical qui tourne le dos aux traditionnels récitals souvent consacrés à un seul compositeur ou à une époque déterminée. Le 29 novembre 2010, la pianiste présentait d’ailleurs ce même programme à Toulouse, à l’invitation des Grands Interprètes.

 

Ce récital, intitulé « Résonances », s’écoute comme on suit un parcours intérieur. Mais ici le voyage s’organise autour d’un point central, originel qui, paradoxalement, est occupé par l’œuvre la plus « radicale » de ce voyage musical, la sonate opus 1 d’Alban Berg. Au cours de l’entretien que la pianiste accorde dans la notice de l’album, elle caractérise parfaitement l’impact de cette œuvre prophétique : « C’est un drame musical coulé dans la forme miniature d’une sonate en un mouvement. »

L’interprétation qu’elle en délivre témoigne de cette fascination exercée par une partition charnière entre deux époques, deux styles. Hélène Grimaud choisit délibérément, et très justement, d’ancrer cette sonate dans l’expression lyrique, héritière d’un romantisme exacerbé. Berg apparaît ici comme célébrant la fin d’un monde et ouvrant la porte vers l’inconnu. Le lien évident avec la sonate en si mineur de Franz Liszt apparaît particulièrement naturel. Hélène Grimaud en donne une lecture profondément expressive. Les explosions d’énergie se révèlent bien intégrées dans la trame générale. Le poids de silences impressionne. La sonate de Mozart K 310 qui ouvre ce récital est de celles, rares, qui explorent le domaine du drame, du pathétique. En ce sens elle se trouve ici en bonne compagnie. Son interprétation ne se départit pourtant pas d’une certaine raideur. Quant aux Six danses populaires Roumaines de Bartók qui concluent ces « Résonances », elles regorgent d’une énergie populaire particulièrement bienvenue sous les doigts de la belle pianiste qui donne l’impression d’être restée l’éternelle adolescente de ses fulgurants débuts.

Partager

L’art sacré de Francis Poulenc
Le samedi 7 février dernier, l’Orchestre national du Capitole retrouvait à sa tête le chef catalan Josep Pons, un grand habitué des concerts toulousains dans un programme consacré à l’œuvre sacrée de Francis Poulenc.
-34ème EDITION DE LA FÊTE DE LA DANSE – HALLE AUX GRAINS – TOULOUSE
BALLET ILLICITE – Cor perdut – Maria del Mar Bonnet – Chor. Nacho Duato –©Stéphane Bellocq Le Lions Club Toulouse Assézat organise le 14 février prochain, à la Halle aux Grains à Toulouse, à 17h30, sa XXXIVème Fête de la Danse au profit d’enfants en souffrance. Comme de nombreux
La Nuit des Clefs de Saint-Pierre
Le 16 février prochain, six musiciens des pupitres de cordes de l’Orchestre national du Capitole animent le 5ème concert des Clefs de Saint-Pierre.
Bach en majesté au café Zimmermann
Les « Zimmermann » à l’œuvre : du grand art!
Un grand concert… inachevé
Le mardi 3 février dernier, le grand pianiste d’origine hongroise, Sir András Schiff, était l’invité de la 40ème saison des Grands Interprètes.
Avec Michele Spotti, de l’opéra au concert
Le jeudi 12 février à 20h, à la Halle aux grains de Toulouse, le jeune chef italien Michele Spotti est invité à diriger l’Orchestre national du Capitole.