La dernière des symphonies achevées de Gustav Mahler, la 9ème, représente ce que le compositeur a laissé de plus émouvant et de plus profondément sincère. Des convulsions dramatiques du premier mouvement (le fameux Andante comodo) jusqu’à la lente descente de l’Adagio final vers le calme d’un au-delà apaisé, en passant par les ironiques ou même grotesques étapes intermédiaires,

cette partition peut s’entendre comme le testament d’une vie de joies et de peines mêlées. La parenté avec le dernier des Chants de la Terre, l’Abschied (l’Adieu) sonne comme une évidence. La présente version, enregistrée en public par le somptueux Berliner Philharmoniker dirigé par son chef actuel, Sir Simon Rattle, résonne comme un concentré d’émotion. Grandiose et épique, le premier volet naît d’un silence angoissant pour explorer tous les combats. Dans les mouvements intermédiaires, le chef manie avec art les allusions grinçantes, trouve les mouvements extrêmes qui convainquent. Quant au final, il retourne imperceptiblement au silence bouleversant de la mort. Une expérience à vivre…

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