Disques

Le répertoire baroque par un grand lyrique

Cette Bulgare de 35 ans, qui vient de triompher au MET dans une toute récente Traviata diffusée dans l’Europe entière le 11 mars dernier, dispose, malgré son jeune âge, d’un répertoire assez impressionnant. Jugez-en. De Bellini à Vivaldi, en passant par Bizet, Gounod, Haendel, Massenet, Mozart, Verdi et Puccini, pour ne citer que les plus importants, Sonya Yoncheva s’affirme aujourd’hui comme l’un des sopranos « grand lyrique » les plus accomplis de sa génération.

Timbre chatoyant, ambitus confortable, musicalité précieuse, extrême homogénéité de registres parfaitement soudés, interprète intensément investie dans ses personnages, cette sculpturale jeune femme enchaîne les prises de rôles avec le même succès. Aujourd’hui, elle nous confie, sous la direction d’Alessandro de Marchi à la tête de l’Academia Montis Regalis, un récital dédié à un compositeur qui commence à disparaître de son répertoire : Haendel. Plusieurs raisons certainement à cela, dont la moindre ne doit pas être l’évolution naturelle de sa voix.

En effet, celle qui est en passe de devenir une Mimi de référence (Scala, MET et Opéra de Paris dans les mois qui arrivent !) aborde à présent des personnages tels que Luisa Miller, Tatiana (Eugène Onéguine) et Elisabeth (Don Carlos), des rôles dont la vocalité s’accommode avec difficultés des exigences d’un bel canto préromantique passé au crible de la renaissance baroque. Ce récital nous fait entendre des héroïnes haendéliennes comme Cléopâtre (Giulio Cesare in Egitto), Alcina, Theodora, Rodelinda, Agrippina et Almirena (Rinaldo) chantées par un grand soprano lyrique, capable de mille couleurs et d’infinies nuances, sans oublier une musicalité et une attention au style irréprochables. Sonya Yoncheva peut leur donner une chair, une sensualité, des accents, une profondeur de ton peu courants dans ce répertoire. Et tout cela elle le fait à la perfection, traçant des portraits vocaux surprenants et rares de ces figures tout à la fois tragiques, amoureuses, manipulatrices, courageuses, intenses, héroïques aussi. Bien sûr, ce faisant, Sonya Yoncheva s’éloigne quelque peu d’une certaine rigueur académique, mais Dieu, quelle vie !

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