Danse

BALLET NATIONAL DU CAPITOLE : LE RETOUR DE LA FILLE AUX YEUX D’ÉMAIL.

Coppélia – Natalia de Froberville – Ramiro Gomez Samon en répétition-  © David Herrero

Coppélia revient sur la scène du Capitole ; elle nous était venue en 2016 de la main de Charles Jude, c’est une autre ancienne étoile de l’Opéra, Jean Guillaume Bart qui nous la ramène aujourd’hui..

Coppélia, à l’affiche de l’Opéra de Paris depuis sa création le 25 mai 1870 et communément considéré comme le dernier ballet romantique, est l’un des plus populaires ballets pantomimes du répertoire. Trouvant sa source parmi les contes fantastiques d’Hoffmann, cette œuvre fut mise en musique par Léo Delibes et chorégraphiée par Arthur Saint-Léon, tous deux familiers de la danse et du ballet : Sylvia, La Source et Coppélia pour le compositeur et plus de 26 ballets pour le danseur et chorégraphe dont en particulier La Vivandière, Le Petit Cheval Bossu et bien sûr, Coppélia. Au fil des ans, d’autres chorégraphes en firent une relecture : Marius Petipa en 1884, Balanchine en 1974, Roland Petit en 1975, Maguy Marin en 1993, Charles Jude en 1999, Nanette Glushak (d’après Enrique Martinez) pour le Ballet du Capitole en 2001.

Dernier des grands ballets romantiques créés à l’Opéra de Paris, Coppélia mêle avec bonheur comédie, danse, pantomime d’où ne sont pas absentes virtuosité et technique. La musique de Léo Delibes a gardé toute sa fraîcheur et son charme près d’un siècle et demi après son écriture. L’histoire d’amour de Franz et Swanilda, un peu contrariée par cette fille aux yeux d’émail qui, assise sur son balcon, attire tous les regards, donne lieu au premier acte à de joyeuses danses. La Mazurka et la Czardas sont pour la Compagnie des moments de bravoure qui ravissent le public.

Jean Guillaume Bart – © Sébastien Tavarès Gomes

Jean-Guillaume Bart proposera, pour le Ballet national du Capitole, sa version de l’œuvre dans l’esprit de la tradition du grand ballet français. Il voit dans Swanilda « un personnage moderne, volontaire et dynamique. C’est elle qui mène l’enquête, qui mène la danse… ». Sur la partition mélodieuse et colorée de Delibes, il fera revivre ce conte étrange et enchanteur dans des décors d’Antoine Fontaine, des costumes de David Belugou et des lumières de François Menou.

L’Orchestre National du capitole sera placé sous la baguette de Nicolas André.

                                                                                                                              Annie Rodriguez

Théâtre du Capitole : 18, 19, 22, 23, 24 et 25 avril à 20h – 20 avril à 15h.

Réservation : opera.toulouse.fr / tel. 05 61 63 13 13 / billetterie@capitole.toulouse.fr

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