Danse

BALLET DU CAPITOLE – 1, 2, 3 CYGNES ET 4 CHORÉGRAPHES           

Un nouveau chant du Cygne
Cantus Cygnus - Chor. Nocolas Blanc - © David Herrero

S’il est un ballet, emblème du répertoire classique, inlassablement remonté, inlassablement revisité, c’est bien Le Lac des Cygnes,  chef-œuvre incontesté du duo de choc Tchaikowski- Petipa.

A partir de cette œuvre qui puise sa source aux légendes allemandes et scandinaves du Moyen-Âge, Beate Vollack, directrice de la Danse du Théâtre du Capitole, a demandé, à des chorégraphes de notre époque, de créer trois ballets, à partir d’un aspect ou d’un thème de ce joyau mythique du répertoire. Ce défi lancé par Beate Vollack, quatre chorégraphes l’ont relevé, puisant leur inspiration dans les mille et une facette de cette œuvre : l’Humain, cette relation mère-fils, reine-prince, qui semble peser sur le jeune Sigfried. La Nature elle-même, ce Lac naît des larmes de jeunes princesses désespérées. Le Bien et le Mal, le blanc et le noir, Odette-Odile, manipulée par Robarth, deus-es-machina redoutable.

Cantus Signus – Nicolas Blanc

Le premier de ces ballets, Cantus Cygnus,  est signé Nicolas Blanc, le « régional de l’étape », montalbanais d’origine, passé par de prestigieuses écoles, dont celle de l’Opéra de Paris, lauréat d’un Prix de Lausanne, dont la carrière se déroule aux Etats-Unis, où il crée pour le New-york City Ballet ou le Joffrey Ballet de Chicago. Cantus Cygnus sera sa première œuvre créée en France. Héritier de la danse académique, d’inspiration néoclassique, son travail sur pointes sera l’une de ses signatures. Il a choisi, pour cette œuvre, la musique du compositeur finlandais Einojuhani Rautavaara, s’apparentant au chant du cygne , symbolisant la métamorphose et la renaissance.

Incantation – Jann Gallois

Chorégraphe contemporaine, issue des danses urbaines, c’est la première fois que Jann Gallois travaille avec une compagnie classique telle que le Ballet du Capitole. La confrontation entre l’univers contemporain qui est le sien, et la grammaire classique de la technique académique pourrait sembler détonante. Mais ce que nous dit la chorégraphe, pour elle, « danser, c’est partager une vérité intérieure libérée de toute limitation du langage ». Son titre Incantation, nous fait pénétrer dans le monde du surnaturel, de la magie, de l’ésotérisme, de la transformation. Celle d’Odette, cygne le jour et femme la nuit. La musique de Yom, clarinettiste hors-pair, a été spécialement arrangée pour ce ballet.

Black Bird – Igor Bacovitch et Iratxe Ansa

Directeurs de la compagnie contemporaine Metamorphosis Danse, à Madrid, les deux chorégraphes, travaillant toujours ensemble, ont une formation purement classique . Pourtant leur écriture chorégraphique ne s’inscrit dans aucune catégorie : puissante, explosive, proche de la transe, elle n’est qu’énergie sur scène. Pour cette œuvre, ils ont souhaité se focaliser sur Odile, qui sous l’emprise diabolique de Robarth se transformera en Cygne noir. Nous y trouverons une atmosphère de magie noire, de mystère dans un environnement fascinant. C’est Beate Vollack qui leur a suggéré la musique de l’univers électro-acoustique d’Owen Belton.

Autre particularité de ce spectacle, les décors et les costumes des trois ballets ont été confiés à Silke Fischer, directrice des costumes à l’Opéra de Graz, et les lumières à Johannes Schadl.

C’est donc à un spectacle bien particulier que nous convie Beate Vollack : découvrir comment une œuvre vieille de plus d’un siècle inspire-t-elle les chorégraphes d’aujourd’hui.

                                                                                                                                                             Annie Rodriguez

Thêatre du Capitole les 13,14, 17 18, et19 mars à 20h / 15 mars à 15H

Réservation :  opera.toulouse.fr

                               Tel : 05 61 63 13 13

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