Concerts

Un grand duo aux Arts Renaissants

Thomas Dunford et Théotime Langlois de Swarte - Photo Julien Benhamou

Le 17 avril prochain en l’Eglise Saint Jérôme de Toulouse, pour le dernier concert de la série, Les Arts Renaissants invitent Thomas Dunford et Théotime Langlois de Swarte. Les deux musiciens complices présentent leur programme mêlant mélancolie, sensualité et raffinement. Ils puisent dans le répertoire anglais du tournant du XVIIIe siècle pour nous conter l’histoire du « Mad Lover », cet amant inconsolable promenant ses rêves et son désespoir dans les rues de Londres.

Ce programme, sensible et émouvant, est défendu par deux musiciens virtuoses, parmi les plus talentueux de la nouvelle scène musicale baroque : le violoniste Théotime Langlois de Swarte et le luthiste Thomas Dunford.

Théotime Langlois de Swarte s’impose comme l’un des violonistes les plus en vue de sa génération, tant sur instruments modernes que baroques. Soliste recherché, chambriste engagé, récitaliste raffiné et chef d’orchestre en pleine ascension, il mène une carrière internationale au rayonnement fulgurant. Son talent a été salué par de nombreuses distinctions, dont le prestigieux Diapason d’or de l’année 2022 pour son enregistrement des concertos de Vivaldi, Locatelli et Leclair (Harmonia Mundi). Il a également été nommé « Ambassadeur de l’année » par le Réseau européen de musique ancienne (REMA).

Né à Paris en 1988, Thomas Dunford a découvert le luth à l’âge de 9 ans. Il a poursuivi ses études au Conservatoire de Paris où il a obtenu un premier prix à l’unanimité dans la classe de Charles-Édouard Fantin, puis à la Schola Cantorum de Bâle avec Hopkinson Smith.

Il donne des concerts dans le monde entier. Il est régulièrement invité à jouer ou à diriger de nombreux ensembles et orchestres parmi lesquels on peut citer Les Arts Florissants, l’Academy of Ancient Music, La Cappella Mediterranea, Pygmalion… Il dirige aussi depuis 2017 des productions à l’Opéra Lafayette à Washington. En 2018, il a créé son propre ensemble, Jupiter, né de la rencontre et de l’amitié avec de jeunes et brillants musiciens de sa génération.

The Mad Lover

Théotime Langlois de Swarte et Thomas Dunford ont enregistré ce programme. Théotime a écrit à son propos :

« Cet enregistrement est né de plusieurs rencontres décisives. La première a été la découverte que j’ai faite, au cours de mes recherches sur le répertoire, du « Ground » (ndlr : terme de musique baroque anglaise qualifiant une séquence de fond harmonique sur laquelle évoluent des variations) de John Eccles extrait de la suite The Mad Lover ! une pièce de quelque trois minutes au caractère éminemment sensuel avec une émouvante alternance du majeur et du mineur et dont le langage, très inspirant, m’a touché et est devenu comme une obsession ; plus je le jouais en concert et plus il devenait le prolongement de ma propre expression. Thomas Dunford et moi avons eu aussi la chance, il y a quelques années, de participer à la production de Didon et Énée de Purcell par Les Arts Florissants dirigés par William Christie, et ce fut un choc. Nous avons dès lors commencé à travailler ensemble, lisant et improvisant toutes sortes de musique et surtout des « grounds ». Et ainsi, l’idée d’enregistrer un tel programme s’est peu à peu imposée à nous, ensemble. »

Serge Chauzy

Informations et réservations : https://www.arts-renaissants.fr/reservation/

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