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Tugan Sokhiev invite Truls Mork

Strauss, Haydn et Brahms sont inscrits au programme du prochain concert d’abonnement de l’Orchestre national du Capitole, le 25 février prochain. Avant de partir pour une tournée de quatre concerts en Espagne, Tugan Sokhiev et ses musiciens ont invité le grand violoncelliste norvégien Truls Mørk à participer à cette soirée toulousaine.

Le violoncelliste norvégien Truls Mørk

@ Stéphane de Bourgies/Virgin Classics

Tugan Sokhiev

@ Frédéric Maligne

Truls Mørk est devenu un habitué de la Halle aux Grains. Ainsi, en décembre 2007, il avait été le brillant interprète du concerto pour violoncelle et orchestre de Dvorak, sous la direction de Tugan Sokhiev. Doté d’une impressionnante sonorité, il remporte notamment le concours Tchaïkovski de Moscou en 1982. Il est l’invité de prestigieuses formations : Orchestres Philharmoniques de Berlin, de New York, Philharmonia Orchestra, Orchestre de Paris, Royal Concertgebouw d’Amsterdam, Staatskapelle de Dresde, Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks, orchestres de Boston, Los Angeles, Chicago, et Cleveland. Truls Mørk porte un intérêt particulier à la musique contemporaine dont il crée plusieurs œuvres essentielles. Il se passionne pour la musique de chambre et se produit régulièrement en récital dans les plus grandes salles : Wigmore Hall à Londres, Auditorium du Louvre à Paris, Palais des Beaux Arts à Bruxelles… Sa production discographique importante (Dvorak, Chostakovitch, Elgar, Britten, Dutilleux…) remporte un succès permanent auprès de la critique comme du public. Truls Mørk joue un violoncelle rare de Domenico Montagnana (Venise 1723) acheté pour lui par la SR-Bank en Norvège.

Il sera à Toulouse le soliste du concerto n° 1 de Joseph Haydn, une partition longtemps considérée comme perdue et redécouverte en 1961 dans le fonds Radenin du Musée national de Prague. La finesse et la virtuosité de l’écriture en font une œuvre très appréciée des musiciens et des mélomanes.

Tugan Sokhiev dirigera en outre deux œuvres du grand répertoire symphonique. Till Eulenspiegel lustige Streiche de Richard Strauss ouvrira la soirée sur ce poème symphonique brillant, plein d’humour et magistralement orchestré qui met en scène les facéties du héros populaire allemand. La dernière des quatre symphonies de Johannes Brahms occupera la seconde partie de la soirée. Page flamboyante et qualifiée de « Symphonie d’automne » par le musicologue Claude Rostand. Ses 4 mouvements sont décrits par Brahms lui-même comme « quatre interludes de la tragédie de la vie humaine ».

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