Concerts

Quatre « Girls » dans le vent

Les Kapsber'girls - Photo Olivier Féraud

La saison des Arts Renaissants se poursuit avec un concert particulièrement original. Le 6 janvier prochain à 20 h, Les Kapsber’girls envahissent pacifiquement et joyeusement l’Auditorium Saint-Pierre-des Cuisines de Toulouse. L’ensemble vocal et instrumental présente un programme musical où se mêlent inspiration populaire et art de la composition.

L’ensemble vocal et instrumental Les Kapsber’girls, ce sont Gabrielle Varbetian, soprano, Axelle Verner, mezzo-soprano, Garance Boizot, viole de gambe, et Albane Imbs, archiluth, guitare baroque et direction.

Leur nom se réfère à l’un des plus fameux compositeurs italiens du début du XVIIe siècle : Hieronymus Kapsberger (1580-1651). Elles mettent ce dernier à l’honneur dans leur premier disque Che fai tù ? (Muso, 2020) qui a obtenu plusieurs récompenses : Diapason d’or, ffff Télérama, Joker Découverte Crescendo Magazine… C’est le contenu de cet enregistrement qui constituera le programme du concert toulousain du 6 janvier.

Fruit d’un travail passionné principalement orienté sur l’exploration des répertoires prébaroques et baroques, l’ensemble se forme en 2015 à l’initiative d’Albane Imbs. Les Kapsber’girls cherchent une nouvelle clé de lecture quant à l’interprétation des sources historiques. Puisant leur inspiration dans divers répertoires à caractère traditionnel, les quatre musiciennes jettent un regard transversal sur les œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles, trouvent de nouvelles passerelles et s’amusent avec les genres.

Avec Che fai tù ? Les Kapsber’girls offrent une redécouverte des quatre premiers livres de villanelles du Tedesco (« Allemand »), comme on surnommait Hieronymus Kapsberger. À ces œuvres vocales remarquables viennent s’ajouter des pièces instrumentales, signées par les contemporains, non moins fascinants, de Kapsberger : en particulier, Domenico Pellegrino permet d’apprécier le son de la guitare baroque et de la viole de gambe.

Au fil de ce programme dans lequel se mêlent inspiration populaire et art de la composition, Kapsberger et ses contemporains créent un univers poétique et bucolique aux contrastes saisissants.

Serge Chauzy

Le programme :

Hieronymus Kapsberger (1580-1651) : Che fai tù ? (Que fais-tu ?) – Lascivette pastorelle

Bernardo Pasquini (1637-1710) : Variazioni per il Paggio Todesco

Barbara Strozzi (1619-1677) : Tra le speranze e’l timore (Entre l’espoir et la crainte)

Hieronymus Kapsberger : Non sà che sia dolor’ (Celui qui n’a pas connu l’amour)

Giuseppe Colombi (1635-1694) : Chiacona a basso solo

Hieronymus Kapsberger : L’onda che limpida (Abandonne l’onde limpide)

Tarquinio Merula (1595-1665) : Su la cetra amorosa (Sur la lyre amoureuse)

Domenico Pellegrini (ca. 1617-ca. 1682) : Ricercata del primo Tuono , – Alemanda seconda – Corrente detta la Grimalda

Santiago de Murcia (1673-1739) : Canarios

Hieronymus Kapsberger : Figlio dormi (Dors, mon fils) – O fronte serena (Ô front serein) – Spiega spiega (Lève la voile) – Toccata settimaCorrette pescatori (Courez, pêcheurs) – Sonino (Qu’ils jouent)

Partager

Fascinant et…hallucinant
Mais que peut vraiment Lucia face aux maîtres du monde ?
L’entrée triomphale d’Adriana Gonzalez dans l’histoire du Capitole
Des salves d’applaudissements saluent cette représentation avec un petit plus, mérité, pour Adriana Gonzalez.
Le retour du sombre héros de la Sérénissime
Le Théâtre du Capitole va, de nouveau, vivre à l’heure des grands frissons
Schumann symphonique avec Frank Beermann
Les 10 et 11 avril dernier, à la Halle aux Grains, le grand chef allemand Frank Beermann a dirigé les quatre symphonies de Robert Schumann.
L’éternel génie de Maurice Béjart
L’héritage de Maurice Béjart est dans de bonnes mains.
Les Arts Renaissants en mode transatlantique
La fête fut belle et le public particulièrement enthousiaste