Concerts

Musiques printanières

Le 29 avril prochain, l’Orchestre National du Capitole reçoit de nouveau la visite du grand chef américain Joseph Swensen avec lequel il a noué des relations musicales fortes et fructueuses. La Halle aux Grains étant occupée par la production d’Elektra, cette rencontre hors abonnement aura exceptionnellement lieu à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines à 20 h. Trois compositeurs, trois œuvres sont inscrites au programme qui bénéficiera en outre de la participation comme soliste de Geneviève Laurenceau, la brillante première violoniste solo de l’orchestre depuis septembre 2007.

Le chef d’orchestre américain Joseph Swensen, invité de l’Orchestre National du Capitole (Photo Eric Richmond)

Geneviève Laurenceau, violon solo de l’Orchestre National du Capitole et soliste du concert du 29 avril
(Photo Pietro Spagnoli)

L’ouverture « Les Hébrides », de Felix Mendelssohn, qui débutera la soirée, constitue une éblouissante carte postale expédiée par un jeune musicien de vingt ans à ses sœurs, alors qu’il visite l’archipel des Hébrides, à l’ouest de l’Ecosse. Impressionné par la beauté sauvage des paysages, et notamment celui de la grotte de Fingal, Mendelssohn conçoit dès 1829 ce court poème symphonique qu’il remanie en 1832et crée lui-même la même année à Londres le 14 mai.

Datée de la même époque, la 1ère symphonie de Robert Schumann, dite « du Printemps », conclura le concert. Composée dans l’effervescence heureuse qui a suivi l’union enfin réalisée du musicien avec sa chère Clara, cette symphonie reflète l’optimisme joyeux qui submerge le jeune couple. Le vers d’Adolph Böttiger « Im Tale blüht der Frühling auf » (Dans la vallée fleurit le printemps) que Schumann a inscrit en exergue donne le ton.

Entre ces deux œuvres, Geneviève Laurenceau sera la soliste du concerto n° 2 pour violon et orchestre de Serge Prokofiev. Composé en même temps que le ballet Romeo et Juliette, cette pièce virtuose a été créée le 1er décembre 1935 à Madrid par le violoniste Robert Soentens et Prokofiev lui-même. Initialement conçue comme une sonate pour violon et piano, ce concerto établit un contraste frappant entre la profondeur, l’intériorité des deux premiers mouvements et l’exubérance du final dans lequel Prokofiev déploie un dynamisme et une énergie flamboyantes.

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