Concerts

Le 1er octobre, Tarmo Peltokoski ouvre la saison symphonique de l’ONCT

Tarmo Peltokoski et l'Orchestre national du Capitole © Romain Alcaraz

Pour ce premier concert de la saison de l’Orchestre national du Capitole à la Halle aux Grains de Toulouse, Tarmo Peltokoski et le jeune et grand violoniste suédois Daniel Lozakovic proposent un programme musical particulièrement original et novateur.

Ce programme, inspiré par la nature, évoque une irrésistible ascension vers la lumière. Avec le Canticus Arcticus, du compositeur finlandais Einojuhani Rautavaara (1928-2016), l’orchestre se livre à un somptueux dialogue avec les oiseaux, jusqu’au mouvement final dédié aux cygnes migrateurs. Si le nom de Cantus arcticus (Chant arctique) éveille à lui seul l’imaginaire, le compositeur Einojuhani Rautavaara l’a complété par un surprenant sous-titre : « Concerto pour oiseaux et orchestre ». Les compositeurs se sont souvent plu à intégrer les chants de ces musiciens-nés en les reproduisant avec humour ou admiration. Mais cette pièce ne se contente pas d’imiter les oiseaux : elle les mêle véritablement à l’orchestre, grâce à une bande sonore dont les interventions figurent sur les partitions.

Inspiré de l’autre côté de la Baltique, le concerto pour violon Distant Light, du Letton Pēteris Vasks (né en 1946), prolonge le voyage avec une poésie qui va s’épanouir sous l’archet incandescent du jeune et prodigieux Daniel Lozakovich. Alors qu’il était directeur musical de l’Orchestre symphonique national de Lettonie, Tarmo Peltokoski a rencontré Pēteris Vasks à plusieurs reprises, un compositeur dont il apprécie le tempérament chaleureux. La création de l’œuvre a eu lieu le 10 août 1997, avec la Kremerata Baltica, orchestre de jeunes musiciens venus des pays baltes. En moins de trente ans, ce concerto a déjà acquis une immense popularité auprès des violonistes.

La Suite de 1945 du célèbre ballet L’Oiseau de feu d’Igor Stravinski, qui conclura la soirée, suit les péripéties du Prince Ivan dans toutes les étapes de sa poursuite de la créature fantastique, jusqu’à la sublime apothéose finale.

Daniel Lozakovich © Lyodoh_Kaneko

Né à Stockholm en 2001, Daniel Lozakovich a commencé à jouer du violon à l’âge de sept ans. Il a fait ses débuts en solo deux ans plus tard avec les Virtuoses de Moscou et Vladimir Spivakov. Depuis 2015, il est l’élève d’Eduard Wulfson à Genève. Daniel Lozakovich joue le Stradivarius « ex-Sancy » de 1713 généreusement prêté par LVMH / MOËT HENNESSY LOUIS VUITTON.

Sa carrière a décollé comme une fusée dès la fin des années 2010. À vingt-cinq ans seulement, il a déjà joué avec un grand nombre d’orchestres et de solistes de premier plan dans le monde entier. Il s’est déjà produit à plusieurs reprises à Toulouse avec un succès mémorable. Dès son jeune âge, il a fait preuve d’une extraordinaire maturité, dont témoignait déjà en 2018 son premier disque, qui s’était particulièrement bien placé dans les classements. Consacré aux concertos pour violon de Bach ainsi qu’à la Partita n° 2, il attestait de l’intense proximité du musicien avec ce compositeur.

Serge Chauzy

Programme

  • Einojuhani Rautavaara (1928-2016) : Cantus Arcticus
  • Pēteris Vasks (né en 1946) : Distant Light
  • Igor Stravinski (1882-1971) : L’Oiseau de feu, suite de ballet (1945)

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