Concerts

La symphonie Résurrection, de Mahler

Il est loin le temps où les musiciens et mélomanes français faisaient la moue à l’évocation des grandes fresques symphoniques mahlériennes. A la suite de l’exécution, par l’Orchestre du Théâtre Mariinsky et Valery Gergiev, de la 5ème symphonie et celle du Chant de la Terre donné précédemment par l’Orchestre national du Capitole, Gustav Mahler est de nouveau inscrit au programme des concerts de la Halle aux Grains. Tugan Sokhiev et la phalange toulousaine interprètent, lors de trois rendez-vous, l’immense Symphonie n°2 « Résurrection ». Ils invitent à cette occasion le chœur basque Orfeón Donostiarra, dirigé par José Antonio Sainz Alfaro, qui apporte régulièrement son concours aux grands projets choraux de l’orchestre.

Le choeur de l’Orfeón Donostiarra

Les 16 mars à 20 h et le 17 à 18 h, cette sublime symphonie sera donnée à la Halle aux Grains. Le 18 à 16 h, l’Orchestre national du Capitole, le chœur basque, sous la baguette de Tugan Sokhiev, donneront le même programme à la salle Pleyel, à Paris.

Première des symphonies de Gustav Mahler à introduire les voix, première aussi de celles faisant explicitement référence aux lieder inspirés de Des Knaben Wunderhorn (Le Cor merveilleux de l’enfant), la Deuxième Symphonie partage ces caractéristiques avec les deux suivantes. Elle constitue en quelque sorte, le premier volet d’une vaste trilogie. Mahler y travailla, non sans interruptions, de 1888 à 1894, et dirigea lui-même la première audition à Berlin le 13 décembre 1895.

Mahler voulait un finale pour solistes vocaux, chœur et orchestre, tout en craignant les comparaisons inévitables avec la Neuvième symphonie de Beethoven. Il chercha longtemps un texte, et eut l’idée de la Résurrection du poète Klopstock (1724-1803) aux funérailles du chef d’orchestre Hans von Bülow, mort le 12 février 1894. L’œuvre, qui évoque une lente montée vers la lumière, traite du problème de la vie et de la mort que résout le miracle de la résurrection.

Deux voix solistes féminines se joignent à l’orchestre et au chœur. La soprano Anastasia Kalagina, dont les publics toulousain et parisien ont pu apprécier le talent dans Les Fiançailles au Couvent de Prokofiev, la saison dernière, et la mezzo-soprano Janina Baechle, interprète de Mrs. Quickly dans Falstaff de Verdi il y a peu au Théâtre du Capitole, seront à leurs côtés.

Partager

Avec Les Passions, l’automne 2026 sera baroque !
Pour ce douzième festival, artistes et ensembles prestigieux ainsi que jeunes talents feront résonner les chefs-d’œuvre de Haendel, Vivaldi, Bach, Monteverdi, Purcell ou Telemann.
La belle et riche solitude de la contrebasse
Laurène Helstroffer Durantel signe un deuxième album consacré à un instrument rarement joué en soliste, hors de l’orchestre : la contrebasse.
Festival de la Vézère 2026 – La bohème (Giacomo Puccini) et La Cenerentola (Gioacchino Rossini)
Deux soirées lyriques chargées d’émotions et …de rires
Quand de somptueux joyaux livrent enfin leur secret
Dans l’univers feutré des tapissiers d’Aubusson
La vache et le prisonnier
La vengeance est un plat qui se déguste à petit feu
Quand passent les cigognes…à Peralada
Un plateau empreint de ferveur, de passion, de talent, de soif d’apprendre mais aussi de transmettre.