Concerts

La promesse d’un beau voyage au long cours…

Photo Anddrey Pol

A la tête de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, Tarmo Peltokoski poursuit son exploration des vastes architectures musicales. Après le Symphonie « Résurrection » de Gustav Mahler, en ouverture de saison, et la Neuvième Symphonie de Ludwig van Beethoven lors des concerts du Nouvel An, le Directeur musical de la phalange symphonique toulousaine souhaite réhabiliter un grand compositeur britannique à travers l’une de ses plus ambitieuses partitions.

Le compositeur en question, Ralph Vaughan Williams (1872-1958), a largement contribué au rayonnement de la musique de son pays, au point d’être enterré au côté d’Henry Purcell. Le prochain concert de l’Orchestre national du Capitole a inscrit à son programme la Symphonie n°1, intitulée « A Sea Symphony », de ce contemporain de Benjamin Britten.

S’il ne bénéficie pas de la célébrité d’autres compositeurs anglais, Ralph Vaughan Williams mérite une diffusion de ces nombreuses œuvres originales, en dehors de la seule qui apparaît parfois aux programmes des concerts, le poème symphonique « The Lark Ascending » (L’Envol de l’Alouette). Tarmo Peltokoski souhaite ardemment contribuer à cette réhabilitation en planifiant de diriger à la Halle aux grains l’intégralité des neuf symphonies de Vaughan Williams avec l’Orchestre national du Capitole. Des enregistrements estampillés Deutsche Grammophon favoriseront, n’en doutons pas, la diffusion de ces symphonies et, souhaitons-le, leur reconnaissance nouvelle.

L’Orfeón Donostiarra

« A Sea Symphony » figurera donc au programme du concert de l’Orchestre national du Capitole du 11 janvier prochain. Cette vaste symphonie chorale composée entre 1903 et 1909 a été créée au festival de Leeds le 12 octobre 1910. Ralph Vaughan Williams a alors à peine trente ans lors de sa composition et cette relative jeunesse contraste avec le côté imposant de l’œuvre. Elle est conçue pour soprano, baryton, chœurs et orchestre enrichi d’un orgue. Les textes sont de Walt Whitman, poète américain peu connu à cette époque : « Leaves of grass » pour les trois premiers mouvements et « Passage to India » pour le dernier. Cette première symphonie exalte la beauté de la mer comme sa cruauté, d’où son titre « A Sea Symphony ».

Le baryton Sir Simon Keenlyside – Photo Uwe Arens –

Elle se compose des quatre mouvements suivants :

  1. Song for all seas, all ships (Baryton, Soprano et Chœur) (environ 20 minutes)
  2. On the beach at Night, alone (Baryton et Chœur) (environ 11 minutes)
  3. Scherzo : the Waves (Chœur) (environ 8 minutes)
  4. The explorers : Grave e molto Adagio (Baryton, Soprano et Chœur) (environ 30 minutes).
Tarmo Peltokoski et la soprano Chen Reiss lors du concert du 3 mai dernier – Photo Romain Alcaraz –

Solistes et chœur y chantent donc presque sans interruption. Son exécution toulousaine du 11 janvier prochain sous la direction de Tarmo Peltokoski réunira la soprano Chen Reiss, le baryton Sir Simon Keenlyside et le chœur Orfeón Donostiarra, chef de chœur José Antonio Sainz Alfaro. Rappelons que Chen Reiss était à Toulouse l’interprète des Quatre derniers lieder de Richard Strauss lors du concert du 3 mai dernier, sous la direction de Tarmo Peltokoski.

Serge Chauzy

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