Concerts

Evénement création et tradition

Les Clefs de Saint-Pierre et Les Sacqueboutiers s’associent pour un événement musical d’exception. Le 4 décembre prochain une création française réunira l’ensemble de cuivres anciens toulousain et l’ensemble vocal Clément Janequin : celle de l’oratorio Kabbala, composé par René Clemencic sur des textes en hébreu de la tradition juive.

Les musiciens de l’ensemble « Les Sacqueboutiers » et les chanteurs du groupe vocal « Clément Janequin » lors d’un précédent concert autour de Rabelais – (Photo Patrice Nin)

Avant de s’orienter définitivement vers la musique, René Clemencic a étudié les mathématiques, l’ethnologie et la philosophie. Docteur en philosophie de l’université de Vienne, il a appris le piano et le clavecin, puis, à Nimègue et à Berlin, la flûte à bec, et, à Vienne et Paris, la musicologie. Il a commencé une carrière de flûtiste à bec en 1957. En 1969 il a fondé un ensemble de musique ancienne à effectif variable, le Clemencic Consort, qui n’utilise que des instruments anciens (originaux ou copies). Cet ensemble est destiné à l’exécution des musiques du Moyen Âge, de la Renaissance, de l’époque baroque, mais aussi d’œuvres d’avant-garde écrites pour instruments anciens. Son immense culture s’exprime également à travers ses compositions originales.

Pour clôturer l’année 2011 qui marque le 35ème anniversaire de leur fondation, Les Sacqueboutiers ont donc choisi de créer en France l’oratorio Kabbala de ce grand défricheur. En collaboration avec l’Ensemble vocal Clément Janequin (direction Dominique Visse) et Les Clefs de Saint-Pierre, ils présenteront cette œuvre sacrée sous la direction du compositeur René Clemencic lui-même.

Le compositeur, claveciniste, musicologue et chef d’orchestre autrichien René Clemencic

Les Sacqueboutiers ont toujours manifesté le désir de sortir du cadre exclusif de la musique ancienne et en même temps la volonté d’établir par la musique un dialogue artistique entre différentes époques, différentes cultures. Kabbala représente la parfaite illustration de cette volonté de dialogue interculturel.

Cet oratorio, écrit sur un texte hébreu, associe cinq chanteurs de l’ensemble Clément Janequin (deux contre-ténors, deux ténors et une basse) et un ensemble instrumental composé d’un cornet à bouquin, de trois sacqueboutes et de deux percussions. Des musiciens de l’Orchestre national du Capitole y sont associés aux membres des Sacqueboutiers. René Clemencic caractérise ainsi l’esprit de son œuvre et justifie l’utilisation de l’hébreu comme langue musicale :

« L’ancien langage hébraïque, dans lequel chaque lettre, dans l’unicité de son caractère, est en même temps nombre, signe et son, est mieux armé que tout autre pour nous permettre de trouver les clés des portes de la vie. Sa sagesse concrète a presque toujours été présente chez les grands artistes et les grands penseurs de l’Occident. La musique de J. S. Bach, par exemple ne pourrait se concevoir sans elle. »

Partager

Le retour du sombre héros de la Sérénissime
Le Théâtre du Capitole va, de nouveau, vivre à l’heure des grands frissons
Schumann symphonique avec Frank Beermann
Les 10 et 11 avril dernier, à la Halle aux Grains, le grand chef allemand Frank Beermann a dirigé les quatre symphonies de Robert Schumann.
L’éternel génie de Maurice Béjart
L’héritage de Maurice Béjart est dans de bonnes mains.
Les Arts Renaissants en mode transatlantique
La fête fut belle et le public particulièrement enthousiaste
Les grandes voix de la Messe en si
Le mardi 7 avril dernier, la Halle aux Grains recevait le Chœur accentus, le Monteverdi Choir, quatre chanteurs solistes et l’Insula orchestra, tous dirigés par Laurence Equilbey.
Kazuki Yamada de retour à la tête de l’Orchestre national du Capitole
Le 18 avril prochain, l’Orchestre national du Capitole retrouve l’un des chefs les plus souvent invités à le diriger, le Japonais Kazuki Yamada. Au programme de ce concert figurent deux pièces du répertoire français dont il s’est fait le grand spécialiste : le Concerto pour violoncelle et orchestre d’Edouard Lalo