Disques

Mozart en liberté

Les concertos pour piano et orchestre de Mozart (il en composa pas moins de 27) constituent peut-être le domaine dans lequel le compositeur se sentait le plus à l’aise. Il tenait en général la partie soliste dans laquelle sa liberté s’exerçait de la manière la plus totale. Au point d’improviser au clavier les passages dont il n’avait pas eu le temps d’achever l’écriture. La présente parution s’attache à cet aspect fondamental du génie inventif de Mozart.

Le pianiste norvégien Leif Ove Andsnes se charge ici aussi bien de la partie soliste que de la direction de l’orchestre, l’excellent Norwegian Chamber Orchestra. La réputation de ce grand musicien, aussi discret qu’artiste profond et authentique, n’est certes plus à faire. On découvre pourtant ici une facette supplémentaire de son immense talent. Dans les deux concertos qu’il joue et dirige, les n° 17 et 20, la fusion entre le piano et l’orchestre atteint une perfection, une complémentarité, une complicité rarement entendues. Sans prétendre imiter le pianoforte sur lequel Mozart jouait ces œuvres, Andsnes possède un toucher d’une beauté simple, naturelle et riche à la fois. Chaque tempo apparait comme idéal, ses nuances sonnent avec une vérité qui émeut. Son orchestre a manifestement assimilé et digéré la « révolution baroqueuse » : peu de vibrato, articulation soignée et légèreté des phrasés. Suivant une tradition bien établie à l’époque devenue une originalité bien légitime aujourd’hui, le soliste soutient de son piano les tutti de l’orchestre. Ainsi interprétés, ces deux concertos rayonnent, comme illuminés de l’intérieur. Souhaitons vivement une suite à cette magnifique incursion.

Partager

Daniil Trifonov, l’effervescence pianistique
Le samedi 21 février 2026, à l’invitation de la 40ème saison des Grands Interprètes, la Halle aux Grains recevait le pianiste et compositeur russe Daniil Trifonov.
Lucia envoie le public toulousain au 7e ciel
Un coup de cœur pour le Raimondo de Michele Pertusi
Krzysztof Penderecki transcendé par Mūza Rubackytė
La pianiste lituanienne Mūza Rubackytė vient d’enregistrer le Concerto pour piano « Résurrection » de Krzysztof Penderecki.
Carlo Bergonzi m’a appris le respect absolu de la partition (Michele Pertusi)
Comment oublier aussi le plaisir que j’ai eu de chanter cet opéra avec l’Edgardo de Ramon Vargas et la Lucia de Mariella Devia au Metropolitan Opera de New York!
La Lucia des trois ténors
Une avalanche de grandes voix pour le chef- d’œuvre du bel canto
Trois chefs-d’œuvre pour un grand sextuor
Le 16 février dernier, six musiciens des pupitres de cordes de l’Orchestre national du Capitole ont animé le 5ème concert de la saison des Clefs de Saint-Pierre.