Disques

Les riches heures de la belle Anna au MET de New-York

A l’aube de ses quarante printemps, et auréolée aujourd’hui du statut de diva, la soprano autrichienne d’ascendance russe Anna Netrebko se tourne vers ses débuts sur la première scène étatsunienne. Les « directs » que nous propose DGG s’échelonnent de 2002 à 2010. Ce sont en fait de grandes scènes qui sont ici gravées, avec des interprètes aux noms prestigieux, même si, sur l’instant critique du « direct », le qualificatif demande à être pour le moins nuancé.

Sans vouloir les accabler, autant Roberto Alagna (Roméo), Joseph Calleja (Hoffmann) que Piotr Beczala (Rodolfo de La Bohème) sont assez éloignés de la splendeur vocale de la soprano.

Au programme de cette compilation : I Puritani (somptueux), Guerre et Paix, Don Giovanni (Zerlina un rien trop pulpeuse), Don Pasquale, Rigoletto (trio assez aberrant de choix avec Sparafucile et Maddalena !), Roméo et Juliette (air du poison, incroyable de tenue vocale et dramatique, quasi une référence !), Lucia di Lammermoor (même sans l’aigu traditionnel final, splendide), Les Contes d’Hoffmann (Duo Hoffmann/Antonia) et La Bohème (duo 1er acte et air du 3ème acte).

Beau programme qui survole les grands rôles, à ce jour, de cette artiste formidablement attachante, mettant largement en valeur ses qualités de timbre, de phrasé,  de style, de musicalité, et une implication émotionnelle de tous les instants.

Sans grande rivale aujourd’hui, elle gère à la perfection sa carrière de maman et de chanteuse, abordant, et c’est un signe immanquable de maturité artistique vocale, les Reine donizettiennes. A commencer par la plus terrible : Anna Bolena (Vienne et New York).

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