Opéra

Avec Nabucco, Giuseppe Verdi trouve son œuvre fondatrice

Giacomo Sagripanti - Crédit : Lorenzo Montanelli

La saison 24/25 du Capitole de Toulouse s’ouvre avec une nouvelle production d’un opéra de jeunesse de Giuseppe Verdi : Nabucco. Le compositeur, tout juste âgé de 29 ans, va trouver dans cette commande de la Scala de Milan, où l’opéra fut créé en 1842, l’inspiration qui va lui permettre de s’affranchir des codes du bel canto préromantique illustré par Gioacchino Rossini, Gaetano Donizetti et Vincenzo Bellini, entre autres. Son orchestration devient plus puissante, les ambitus demandés à ses chanteurs se transforment ici en véritables défis au genre humain. La créatrice du rôle d’Abigaille et future épouse du compositeur, Giuseppina Strepponi, y perdra d’ailleurs sa voix ! Beaucoup qualifient cette œuvre d’opéra « sauvage ». Et ce n’est pas faux tant ce maelstrom compilant guerre, religion, trahison, intervention divine, sentiment aussi est un véritable volcan en éruption permanente. Et pour personnifier le peuple des Hébreux réduit à l’esclavage ainsi que celui des Assyriens vainqueurs, il faut un chœur superlatif jouant à part égale avec la poignée de solistes à toute épreuve affrontant un pareil challenge.

Deux maîtres d’œuvre vont planer au-dessus de cette coproduction avec l’Opéra de Lausanne : le maestro Giacomo Sagripanti et le metteur en scène Stefano Poda, également décorateur, costumier, luminariste et chorégraphe !

Gezym Myshketa – Crédit : DR

La plupart des interprètes, il y a deux distributions, appartient à la « famille » capitoline. Il en est ainsi des barytons Gezym Myshketa et Aleksei Isaev (Nabucco), de la soprano Catherine Hunold qui chante à cette occasion sa première Abigaille en alternance avec la cantatrice espagnole Yolanda Auyanet qui, elle, fera ses débuts sur la scène toulousaine, et des basses Nicolas Courjal et Sulkhan Jaiani (Zaccaria). Dans des emplois en comparaison plus effacés, nous retrouverons le ténor Jean-François Borras (Ismaele) et découvrirons le mezzo géorgien Irina Sherazadishvili (Fenena).

Yolanda Auyanet – Crédit : Miguel Barrento

Malgré et devant l’affluence des demandes, une 9e représentation a été programmée, ne suffisant cependant pas à satisfaire tout le monde. C’est cela la rançon du succès. Peut-être reste-t-il un fauteuil encore libre, ou bien une place rendue. A vous de tenter votre chance. Bon courage !

Robert Pénavayre

Renseignements et réservations : www.opera.toulouse.fr

Représentations du 24 septembre au 8 octobre 2024

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