Disques

La femme, plurielle et… unique

Pour son premier récital chez DGG, la soprano française Patricia Petibon rend hommage aux amoureuses chantées par Mozart, Haydn et Gluck.

 
Pas moins de douze personnages aussi différents que la Barberine des Nozze di Figaro, l’Armide de Gluck, Volpino de Lo Speziale (Haydn) ou encore La Reine de la Nuit de La Flûte enchantée mozartienne, et bien d’autres, reflètent l’amour dans tous ses états. L’interprète se fait un devoir ici d’aborder ces rôles de manière extrêmement  dramatique, quitte à employer un chant qui peut paraître peu orthodoxe dans ce répertoire (notes non vibrées, accents véristes).

Patricia Petibon va ainsi jusqu’au bout de sa démarche, secondée, il est vrai excellemment,  par un Concerto Köln des grands jours sous la direction d’un Daniel Harding que l’on avait oublié capable d’une aussi belle inspiration. La voix de la soprano se joue des pires difficultés dont sont émaillées ces partitions, survolant avec une confondante aisance les registres aigu et suraigu. A ce titre d’ailleurs, l’air de concert de Mozart (Vorrei spiegarvi, oh Dio) est un monument de maîtrise. Qu’en serait-il de la projection vocale de certaines des héroïnes ici présentes, sur scène ?

Ceci est une autre histoire que Patricia Petibon est peut être en train d’écrire.

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