Danse

Une exceptionnelle conjonction astrale

Pas moins de huit étoiles et autant de premiers danseurs avaient été réunis en cette soirée du 4 février 2009 autour d’un programme résumant trente années de création chorégraphique en plein cœur du 20ème siècle.
Avec cette Suite en blanc créée par le Ballet de l’Opéra de Paris en 1943, l’immense chorégraphe russe Serge Lifar, qui fut, faut-il le rappeler, attaché pendant trente années à cette troupe, écrit une ode magnifique à l’Ecole française. Sur une musique extraite du ballet Namouna d’Edouard Lalo, Serge Lifar compose dix numéros alternant soli, pas de deux, pas de trois, pas de cinq et ensembles. Nous sommes ici dans la virtuosité pure, ce qui n’empêche pas les interprètes de faire preuve d’une musicalité de tous les instants. Parmi ces purs moments de bonheur, nous retiendrons, pour leur ineffable perfection, le Thème varié avec Dorothée Gilbert (étoile), saisissante de maîtrise, en particulier dans des équilibres hallucinants, ici en excellente compagnie d’Alessio Carbone et Christophe Duquenne (premiers danseurs), bien sûr La Cigarette avec Aurélie Dupont (étoile), toute de sensualité et de charme, enfin ce magnifique et émouvant Adage réunissant Delphine Moussin et Mathieu Ganio (étoiles) dans une complicité faite de grâce et d’élégance.

Suite en blanc : Dorothée Gilbert, Alessio Carbone et Christophe Duquenne

(Crédit photo : Sébastien Mathé)
Jérémie Bélingard au plus profond du désespoir

Il y a fort longtemps, on va dire depuis un certain février 2003 qui avait vu la création d’un ballet de Saburo Teshigawara intitulé Air, que l’on savait Jérémie Bélingard de taille à affronter les challenges les plus périlleux.

Etoile depuis bientôt deux ans, le voici distribué dans ce ballet périlleux de Roland Petit créé en 1974 : L’Arlésienne. Sur les suites numéros 1 et 2 de la musique de scène de Georges Bizet et sur un argument d’Alphonse

L’Arlésienne : Jérémie Bélingard

(Crédit photo : Sébastien Mathé)

Daudet, dans le décor de René Allio et les costumes de Christine Laurent, le chorégraphe évoque, au plus profond de son désespoir, la passion malheureuse de Frédéri pour sa belle Arlésienne. Vivette, ici très émouvante Clairemarie Osta (étoile), ne pourra empêcher la marche tragique du destin. Son bien aimé Frédéri disparaîtra après un saut de l’ange à couper le souffle qui cloua sur place les quelques deux mille spectateurs du Palais Garnier. Quelle puissance, quelle maîtrise, quelle conviction et quel engagement ! N’en doutons pas une seconde, Jérémie Bélingard est bien l’héritier de ces légendaires fauves en collant blanc pour qui la technique, même suprêmement dominée, se conjugue toujours avec émotion et passion. Un triomphe l’attendait au rideau final, saluant un solo d’une difficulté meurtrière totalement assumé. Grandiose !

L’hypnose du Boléro béjartien

Créé en 1961, le Boléro de Maurice Béjart parcourt le monde, imprimant sur tous les continents l’extraordinaire sceau du génie créateur que fut le chorégraphe marseillais disparu il y a un peu plus d’un an.

Le Boléro : Nicolas Le Riche (Crédit photo : Sébastien Mathé)
Etoile parmi les étoiles, Nicolas Le Riche s’est emparé de cette chorégraphie avec toute la fougue et le talent que nous lui connaissons. Véritable danse rituelle, cette partition musicale chorégraphiée dans laquelle la Mélodie est ici un homme et le Rythme la troupe des danseurs, frappe par son caractère hypnotique, inexorablement envoûtant. C’est un moment de magie pure que seules les grandes compagnies peuvent traduire. Une immense et justifiée ovation attendait l’ensemble des exécutants, y compris l’Orchestre de l’Opéra national de Paris sous l’experte direction de Kevin Rhodes.

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