Danse

Et valse le tango !

Pour son dernier programme de la saison chorégraphique, Kader Bélarbi a choisi de mettre à l‘honneur l’une des danses qui fait le plus fantasmer depuis qu’à Buenos Aires, à la fin du XIXe siècle, les immigrés italiens et espagnols mêlèrent leurs styles musicaux et leurs danses avec ceux des autochtones, en particulier la milonga argentine. Danse d’hommes à ses débuts, le tango évolua vers une danse mixte, entièrement nouvelle par ses ruptures dans le rythme musical, contrairement à la valse, et par la place laissée à l’improvisation dans l’architecture des pas.

De plus, le tango et Toulouse ont un lien particulier en la personne de Carlos Gardel, figure emblématique du tango chanté (alors qu’à l’origine, il n’était que musique et danse) né à Toulouse en 1890, et qui émigra en Argentine en 1893.

Répétition de « Valser »
© David Herrero

Alors sous l’appellation « Valser », ce que nous propose Catherine Berbessou, la chorégraphe, c’est de découvrir le sens du tango de Buenos Aires, « bagarreur » selon Jorge Luis Borges. C’est l’image d’un combat dans la fête, de la violence qui pointe, violence des sentiments, violence des ruptures de rythme. La scène devient une arène ou un ring ou s’affrontent, s’enlacent, se repoussent ou s’attirent huit danseurs. Sous leurs pieds, de la terre pour garder les marques des passions.

Catherine Berbessou est allée à la source de cette danse qui l’a fascinée par sa richesse humaine et technique. C’est à Buenos Aires qu’elle a plongé dans ce monde qui peut sembler barbare, mais qui n’est que l’illustration des passions des hommes et des femmes. Quant au titre il faut selon la chorégraphe le prendre dans le sens de « faire valser », « faire valdinguer, « envoyer tout promener.

Alors suivons-la en valsant et en « tangueando » comme on dit en Argentine.

Ce programme sera accompagné comme habituellement de plusieurs animations.

Carnets de Danse : le samedi 14 juin à 18 h au Théâtre du Capitole. Une démonstration commentée par les danseurs du ballet le 20 juin à 14 h, à la Halle aux Grains. Et enfin, à l’issue de la dernière représentation, un grand BAL TANGO, place Dupuy à 18 h.

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