Danse

Dans les pas de Noureev

Alors que l’on célèbre en cette année 2013 le vingtième anniversaire de la disparition de celui qui fut un magnifique catalyseur d’influences à l’Opéra de Paris, Kader Bélarbi, nommé étoile par le maître lui-même, propose aux Toulousains un superbe exercice de style, dans la plus pure tradition académique, telle que le danseur tatar sut la transmettre à des générations de danseurs. Si Noureev a ouvert les portes du Palais Garnier aux chorégraphes contemporains (Bagouet, Cunningham, Neumeier, Robbins…), il a su à merveille remonter les grands ballets du répertoire de Marius Petipa, le maître entre tous, soit à l’identique, soit en créant ses propres versions.

Rudolf Noureev dans le Corsaire.

© Francette Levieux

Le florilège que nous propose Kader Belarbi nous entraînera dans les plus belles pages de la danse classique. Le spectacle débutera avec la fascinante procession des Ombres du 3ème acte de La Bayadère, ballet fétiche de Noureev qui le vit débuter au Palais Garnier dans le rôle de Solor et qui est également le dernier ballet qu’il remonta. Le Pas de Deux de la Princesse Aurore et du Prince Désiré, de La Belle au Bois Dormant, concentré de technique virtuose et de grande élégance, est l’un des grands morceaux de bravoure que nous devons à Marius Petipa.

Plus lyrique, mais pas moins technique pour autant, le Pas de Deux de Roméo et Juliette demande aux danseurs une précision à toute épreuve de par l’abondance des pas, leur enchaînement diabolique et la longueur de la scène.

Pour le Pas de Trois du 3ème acte du Lac des Cygnes c’est l’innovation de Noureev qui nous sera présentée.

Le souci du chorégraphe était de rééquilibrer le couple danseur-ballerine, en donnant une place plus importante aux interprètes masculins, auparavant réduits au rôle de faire-valoir de la danseuse ; il introduit donc dans l’œuvre ce Pas de Trois qui offre au magicien Rothbart, une très brillante variation.

Enfin c’est le 3ème acte de Don Quichotte, véritable feu d’artifice chorégraphique, qui terminera ce spectacle dans la joie de vivre et l’humour, qui était également l’une des facettes de la personnalité de Noureev. Pour ce programme qui, n’en doutons pas, séduira la majorité du public de notre région, Kader Belarbi a invité deux danseurs de l’Opéra de Paris : Karl Paquette, étoile, et Alice Renavant, première danseuse.

Un tel spectacle ne pouvait se contenter d’un accompagnement « numérique » ! C’est donc l’Orchestre du Capitole qui sera dans la fosse, sous la baguette de David Coleman, grand habitué du Ballet du Capitole.

Ce programme d’exception donnera lieu également à des manifestations hors ballet. Tout d’abord des expositions photos : dans les foyers du Théâtre du Capitole, avec les photos de Francette Levieux, et dans les centres culturels de la ville. La Cinémathèque, partenaire fidèle du Ballet, projettera un documentaire de Sonia Paramo sur Noureev, et le film Valentino de Ken Russell. Enfin, le critique de danse René Sirvin donnera une conférence le lundi 25 novembre à 18 h au théâtre.

Gageons que le public se pressera nombreux pour voir cette magnifique page de danse.

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