Dans les théâtres des quatre coins du globe lorsque vient le temps de Noël, réapparaît un petit soldat de bois tout droit sorti de l’imagination foisonnante de E.T. Hoffmann : Casse-Noisette. Ce ballet préféré des enfants tant le merveilleux et le fantastique se le disputent dans ce récit féérique qui nous entraîne dans un voyage fabuleux, de la Chine à la Russie, ou de l’Espagne à l’Arabie grâce à la magie de la musique de Tchaïkovski.

Casse-Noisette : Julie Charlet et Davit Galstyan © David Herrero

Poursuivant son travail sur le patrimoine de la danse et sa relecture des grands ballets du répertoire Kader Belarbi s’est emparé de cette œuvre pour nous en proposer une nouvelle version. Plus de grande maison bourgeoise brillant des mille feux de Noël, mais un pensionnat où Drosselmeyer se change en directeur mais garde pourtant tous ses pouvoirs de magiciens et use de ses sortilèges pour créer des mondes imaginaires. Clara est devenue Marie, mais Casse-Noisette est toujours là.

Cette vision nouvelle le chorégraphe nous l’explique ainsi : « J’ai eu envie de m’emparer de Casse-Noisette et de m’aventurer dans un monde merveilleux et onirique pour le partager, tel un parent s’employant à raconter une belle histoire à son enfant. Dans les contes de fées, tout est magique. Il s’agit d’un conte de Noël dont le but est d’amuser, de divertir, d’éblouir et de faire rêver, le parti pris d’un pur divertissement dans l’imaginaire enfantin. »

Casse-Noisette : Natalia de Froberville et Ramiro Samon © David Herrero

Rien n’est vrai mais tout est vraisemblable disait aussi le chorégraphe. Pour cette nouvelle version Kader Belarbi s’est entouré de collaborateurs de talent : le décorateur Antoine Fontaine (auteur des décors grandioses des Maîtres Chanteurs de Nuremberg et Hippolyte et Aricie sur la scène du Capitole) qui a créé ici le décor d’un pensionnat à l’ancienne, avec changement à vue pour nous plonger dans des mondes chimériques ; le costumier Philippe Guiottel (à qui l’on doit, entre autres, les costumes de la cérémonie d’ouverture des Jeux d’Albertville pour la mise en scène de Philippe Decouflé) ; le créateur lumières Hervé Gary.

Pour la musique, Kader Belarbi retrouve son complice Koen Kessels, directeur musical du Royal Ballet du Covent Garden de Londres, avec lequel il a travaillé en étroite collaboration pour les Pâques russes d’abord, puis sur la Reine Morte et Don Quichotte la saison dernière.

Gageons que le public sera heureux de retrouver ce ballet, et lui fera un accueil aussi chaleureux que lors de sa (re)création en décembre 2017 par le Ballet du Capitole.
Autour du ballet : Théâtre du Capitole

14 décembre : 12h15 – Cours de danse ouvert au public

19h30 – Carnet de Danse

15 décembre : 14h – Atelier Danse

Partager

Le grand concert de l’ensemble Voce Tolosa
Le 26 juin dernier, le chœur Voce Tolosa, sous la direction d’Olivier Perny, a bravé la canicule et réuni un public nombreux à la basilique Notre Dame de la Daurade de Toulouse dans un programme musical riche et ambitieux.
La nouvelle saison 2026-2027 des Clefs de Saint-Pierre
Les musiciens de l’Orchestre national du Capitole, investis dans la brillante série des Clefs de Saint-Pierre et la Présidente de l’association Internotes, Marie Grégoire-Devic, ont dévoilé le riche contenu de cette 27ème saison.
Mayuko Ishibashi, un souffle de fraîcheur dans la fournaise
Le 20 juin dernier, la très précieuse chapelle des Carmélites de Toulouse recevait la jeune pianiste japonaise Mayuko Ishibashi.
La 31ème édition du Festival International Toulouse les Orgues
Du 7 au 18 octobre 2026, Toulouse redevient pendant deux semaines le centre du monde de l’orgue.
Odyssud 26/27, ultime saison hors les murs
La venue du Ballet national d’Espagne est le grand événement de la future saison d’Odyssud
MONT DE MARSAN : 37e FESTIVAL ARTE FLAMENCO
Llámame Lorca – Compañía  Manuel Liñán –© Antonio L. Juarez L’été revenu, Mont de Marsan retrouve volants, éventails, accents de guitare et claquement de talon pour le Festival Arte Flamenco qui fête cette année sa 37e édition. Mais au-delà de ce qui peut paraître folklorique, « la España de pandereta »