Danse

Brèves Rencontres

Une autre aventure a commencé pour le VM Ballet. Matthew Madsen et Vinciane Ghyssens ont à nouveau invité Classic Toulouse à assister à la naissance de cette nouvelle création en en suivant toutes les péripéties. Nous vous proposons de découvrir ce qui au long des semaines a guidé chorégraphe et danseurs et ce qu’ils ont voulu exprimer.
Journal d’un ballet
La production d’un spectacle est un travail d’équipe. C’est aussi une mosaïque de tâches que l’Association Jeunes Danseurs va s’employer à remplir. Au fil des semaines, la cadence s’accélère jusqu’à devenir, dans les derniers jours, une course contre la montre.

– Photo Classictoulouse –

Chrono :
Mi octobre

A peine la poupée voyageuse de Kafka avait-elle terminé son périple, que Matthew Madsen a déjà dans sa tête la prochaine aventure dans laquelle il va entraîner ses danseurs. « Brèves Rencontres » sera le nouveau sésame. Se tient alors le « brainstorming » habituel avec les danseurs. L’idée d’une gare comme cadre du ballet semble faire l’unanimité. Une gare, ce lieu de rendez-vous, de départ parfois vers l’inconnu, d’arrivée dans la joie ou le chagrin. Ce lieu où différentes émotions se croisent ; où dans la foule pressée, indifférente, peuvent naître et mourir une infinité d’histoires ; ce lieu de tous les hasards, de toutes les diversités, mélange d’identités, de singularités…

30 octobre

Réunion de l’Association. Pour l’équipe de membres actifs qui œuvre en « coulisse », le mot gare a éveillé l’inspiration. C’est pour Valérie (Nègre) une maquette de décor : un train, une horloge. Pour Claude (Conte) l’idée d’une affiche : des silhouettes en longs manteaux qui forment une masse compacte. Au verso, une photo d’Annie (Rodriguez) et voilà, de cette masse de gens anonymes vont se détacher les individualités, des « flashes » de vie, comme l’avait imaginé le chorégraphe. Décor a minima, quelques panneaux de couleurs, il faut à présent concevoir flyers, affiches, costumes, décors, plan de communication.
13 novembre

La maquette de l’affiche est prête. Elle est validée par le groupe de travail.

Il faut maintenant choisir les modèles de costumes, les camaïeux de couleurs et acheter les différents tissus, pour les robes et les chemises du ballet.

04 décembre

La situation financière de l’Association ne permet pas de se lancer dans la réalisation de décors.

Graphisme Claude Conte

On décide de faire appel à un site de production participative pour réunir la somme de 5000 €. Sylvie (Cenac) mène l’affaire tambour battant. Matthew accomplit une énorme avancée chorégraphique avec ses danseurs. Pour les musiques, il écoute, imagine, et de cette écoute naissent parfois des rencontres musicales improbables comme ce quatuor à cordes interprétant un succès de Lady Gaga. Le choix se fait sur des titres populaires, parfois réinterprétés ; des musiques jouées sur un seul instrument ; des croisements musicaux, des rencontres vocales, des détournements instrumentaux. Avec toujours comme fil d’Ariane les danseurs, tous différents et tous uniques, et une musique qui doit « coller » à chacun d’eux.Le choix tient compte également de leur âge et de leur maturité.

15 janvier

La somme n’est pas réunie. Il faut être très réactif. Vinciane annonce que « Brèves Rencontres » verra le jour. « Nous avons l’essentiel, dit elle, les danseurs, le chorégraphe et des idées ». Les 24 manteaux confectionnés par Valérie deviendront le décor vivant suggéré par l’affiche de Claude. De l’anonymat des capuches qui cachent les visages, se détacheront peu à peu les individualités, dans une succession de rencontres—flash, de scènes de vie.

Les danseurs deviennent les acteurs de ces moments de vie.

Il faut donc retoucher l’affiche.

– Photo Classictoulouse –

La couturière présente les premiers modèles. Elle réalise un manteau par jour (il en faut 24 !). Puis viendront les robes des danseuses et les chemises des danseurs.

On se répartit la distribution des affiches et flyers. Il faut « arroser » un maximum.

24 janvier

Tout est en place au niveau communication. La couturière continue son marathon.

On travaille sur le programme que l’on va distribuer aux spectateurs.

12 février

Les danseurs et le chorégraphe sont épuisés. Nous sommes à J-10. Il faut tenir. Le programme n’est pas encore terminé et l’imprimeur n’est pas sûr de pouvoir le livrer pour le 22 février. Alerte rouge pour boucler les textes, le choix des photos, la mise en page par le graphiste.
22 février

Vitamines pour tout le monde ! Tout sera prêt.
Nous vous attendons.

Synopsis
Brèves rencontres – une ode à l’éphémère –

Une scène vide, dénuée de tout décor. À chacun(e) de créer le sien au cours du spectacle.

Brèves Rencontres nous invite à tirer un fil de notre imaginaire à travers une succession de tableaux où, peu ou prou, se dessine un espace que l’on finit par reconnaître.

Le ballet s’ouvre sur de grands manteaux gris ou beige évoquant l’anonymat d’une foule. Peu à peu, ces vêtements s’animent, se dénouent, devenant ce décor irréel – paysage, parc, ville, gare… dans lequel nous entraîne le chorégraphe. De cette masse émergent des visages, des corps, des couples, des groupes. Autant de figures que nous pouvons croiser chaque jour, sans pour autant les remarquer. Mais parfois, la magie opère. Une rencontre ? Mais à tout prendre qu’est-ce ? Dans la foule du quotidien, dans le gris de l’indifférence, un regard s’échange, deux bras se frôlent, un sourire s’esquisse, un pas s’arrête, un visage se lève et une histoire peut commencer.

Brèves Rencontres est aussi un ballet qui s’écoute. Comme à son habitude, Matthew Madsen a concocté une compilation musicale dont il a le secret. Le chorégraphe ne “pioche” pas ses musiques au hasard mais passe des heures et des heures à écouter, imaginer et finalement décider. Chaque morceau est choisi en fonction d’un interprète dont Matthew sait que lui seul ou elle seule pourra transmettre, par ses qualités propres, l’émotion recherchée.

Brèves rencontres est un ballet riche, dense, d’une grande intelligence. Il se peut que la rencontre soit brève et dure ce que dure l’instant du spectacle… peut-être…, mais le souvenir, lui, sera pérenne.

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