Danse

Une « Sylphide » retrouvée

Il aura fallu attendre 15 ans pour retrouver au Ballet du Capitole, ce personnage éthéré dans son écrin de tulle. Emblème du romantisme, créé en 1832 par Filipo Taglioni et repris, avec quel talent, par Auguste Bournonville, français expatrié au Danemark, en 1836, ce ballet connut un immense succès, avant de disparaître de la scène de l’Opéra en 1863 (il y reviendra en 1972 grâce à Pierre Lacotte). Mais le Ballet Royal Danois ne délaissera jamais cette histoire d’un jeune mortel amoureux d’un elfe qui en mourra.

La Sylphide

(Photo David Herrero)

Dans ce ballet qui mêle rêve et réalité, danses populaires et ballet blanc, dans une Ecosse où se répondent magie, mystère et amour humain, Auguste Bournonville construit une chorégraphie tout en légèreté et apesanteur, développant la technique des pointes.

C’est la chorégraphe danoise Dinna Bjørn, spécialiste de Bournonville, qui vient remonter ce ballet dans une production de l’Opéra National du Rhin. María Gutiérrez et Kasbek Akhmedyarov pour la première distribution, Evelyne Spagnol et Davit Galstyan pour la seconde affronteront la sorcière Madge incarnée (comme le veut la tradition) par un danseur, ici Valerio Mangianti.

L’Orchestre de Chambre de Toulouse que nous avions eu le bonheur d’entendre dans Coppélia, sera dirigé par David Coleman, découvert lors de la saison dernière dans la Saison Russe.

Ce dernier spectacle de 2010-2011 ravira certainement tous les balletomanes de notre région, mais bien au-delà le public de grands et de petits toujours sensible à la féérie de ces ballets romantiques.

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