Concerts

Tugan Sokhiev, l’Orchestre Philharmonique de Radio France et Yefim Bronfman : les invités de la 40ème saison des Grands Interprètes

L'Orchestre Philharmonique de Radio France © Christophe Abramowitz - Radio France

Après avoir reçu Tugan Sokhiev et le Münchner Philharmoniker en novembre dernier, Les Grands Interprètes invitent de nouveau le chef qui a marqué la vie musicale de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse. Le samedi 14 mars prochain, Tugan Sokhiev dirigera cette fois l’un des grands orchestres d’Europe, le Philharmonique de Radio France. Le grand pianiste Yefim Bronfman sera le soliste invité du concert.

Depuis sa création par la Radiodiffusion française en 1937, l’Orchestre Philharmonique de Radio France s’affirme comme une formation singulière dans le paysage symphonique européen par l’éclectisme de son répertoire, l’importance qu’il accorde à la création (près de 25 nouvelles œuvres chaque saison), la forme originale de ses concerts, les artistes qu’il convie et son projet artistique, éducatif et citoyen. Mikko Franck a été son directeur musical dès 2015. À partir du 1er septembre 2026, c’est le chef néerlandais Jaap van Zweden qui lui succédera. Myung-Whun Chung, Marek Janowski et Gilbert Amy les ont précédés.

Tugan Sokhiev © Jeremy Xie

On ne présente plus la brillante carrière de Tugan Sokhiev. Rappelons qu’il a été le directeur musical de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse de 2008 à 2022 et directeur musical et chef principal du Théâtre du Bolchoï de Moscou. En tant que chef d’orchestre invité, Tugan Sokhiev dirige régulièrement les orchestres les plus prestigieux du monde.

Né à Tachkent en Union soviétique, Yefim Bronfman a émigré en Israël avec sa famille en 1973, où il a étudié avec le pianiste Arie Vardi, directeur de l’Académie de musique Rubin de l’Université de Tel Aviv. Aux États-Unis, il a étudié à la Juilliard School, à la Marlboro School of Music et au Curtis Institute of Music, sous la direction de Rudolf Firkusny, Leon Fleisher et Rudolf Serkin. Récipiendaire du prestigieux prix Avery Fisher, l’une des plus hautes distinctions décernées aux instrumentistes américains, il a reçu de nombreuses autres récompenses internationales. Yefim Bronfman est régulièrement sollicités par les festivals, les orchestres, les chefs d’orchestre et les séries de récitals. Sa technique impressionnante, sa puissance et ses dons lyriques exceptionnels sont régulièrement salués par la presse et le public.

Yefim Bronfman © Dario Acosta

Yefim Bronfman sera à Toulouse le soliste du Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54 Robert Schumann. Composé en 1845, cet unique concerto pour piano que le compositeur allemand a achevé a été créé à Dresde le 4 décembre 1845 par son épouse chérie, Clara Schumann au piano. Il est l’un des concertos pour piano les plus joués et enregistrés de la période romantique.

La seconde partie du concert sera consacrée à la version originale de 1911 du ballet Petrouchka, sous-titré Scènes burlesques en quatre tableaux, composé par Igor Stravinsky sur la suggestion de Serge de Diaghilev. La première représentation de Petrouchka, qui eut lieu à Paris au Théâtre du Châtelet le 13 juin 1911 avec Pierre Monteux à la tête de l’orchestre, fut un triomphe. L’œuvre évoque la fête populaire du mardi gras, le carnaval, où règnent la joie et l’amusement. L’orchestration et les rythmes aux changements rapides de la partition illustrent parfaitement l’agitation joyeuse de l’événement.

Le concert s’ouvrira sur la création française d’une œuvre de la compositrice sud-coréenne Unsuk Chin, née à Séoul en 1961. Sa partition Frontispiece constitue une « sorte d’histoire de la musique en accéléré » selon la compositrice. Cette commande du NDR Elbphilharmonie Orchestra y a été créée le 6 September 2019.

Serge Chauzy

Programme du concert

  • Unsuk Chin (née en 1961) : Frontispiece (création française)
  • Robert Schumann (1810-1856) : Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54
  • Igor Stravinsky (1882-1971) : Petrouchka (version 1911)

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