Concerts

Le retour très attendu de Tarmo Peltokoski

Tarmo Peltokoski © Peter-Rigaud

Le concert que donne le 13 mars prochain à Toulouse l’Orchestre national du Capitole marquera le retour de son Directeur musical, Tarmo Peltokoski, à la suite de son retrait temporaire pour raison de santé. Le programme particulièrement original, auquel participera le jeune pianiste Mao Fujita, mettra en miroir la Pologne musicale d’hier et celle d’aujourd’hui.

Rappelons que c’est depuis le 1er septembre 2024 que Tarmo Peltokoski assume les fonctions de Directeur musical, tout d’abord « désigné », de la phalange symphonique toulousaine. Il l’occupe à part entière depuis cette saison 2025-2026. Pour son concert de retour, Tarmo Peltokoski a donc choisi un programme consacré à la Pologne musicale.

Le jeune pianiste japonais Mao Fujita sera le soliste invité de cette soirée. Né à Tokyo en 1998, Mao Fujita a commencé à étudier le piano à l’âge de 3 ans. Il a remporté de nombreuses récompenses au Japon et à l’étranger. En 2017, alors qu’il est encore en première année au Conservatoire de musique de Tokyo, il remporte le 27ème Concours International de Piano Clara Haskil en Suisse, ainsi que trois autres récompenses : l’« Audience Award », le « Prix Modern Times », et le « Prix Coup de Cœur ». Cet exploit lui vaut d’attirer une attention internationale.

Mao Fujita © Eiichi Ikeda

Mao Fujita sera à Toulouse le soliste du Concerto pour piano n°1 en mi mineur, op. 11 de Frédéric Chopin. Ce concerto est, contrairement à ce que semble indiquer son numéro d’opus, chronologiquement le deuxième du compositeur. C’est lui-même qui en a donné la création le 11 octobre 1830 au Théâtre national de Varsovie, lors de son concert d’adieu, avant son départ pour Vienne.

Cette œuvre réputée du grand répertoire sera au cœur du concert du 13 mars. Elle sera précédée et suivie de deux partitions de deux autres grands musiciens polonais, dont la musique très personnelle porte à la fois la marque des évolutions artistiques et des traumatismes du XXème siècle : le Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima de Krzysztof Penderecki (1933-2020) et la Symphonie n°3 de Witold Lutosławski (1913-1994).

La pièce de Penderecki est une composition musicale pour 52 instruments à cordes qui reprend la thématique du thrène de la Grèce antique. Penderecki rend ici hommage aux victimes de la bombe atomique qui a détruit la ville japonaise de Hiroshima, lors du bombardement par les Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La Symphonie n° 3 de Witold Lutosławski, écrite entre 1974 et 1983 (un temps de gestation exceptionnellement long), représente à la fois l’apogée de son écriture instrumentale à grande échelle et la charnière entre les deux dernières phases créatrices de son œuvre : la phase aléatoire pure, d’une part et celle, plus synthétique et mélodique, tournée vers la brillance sonore et l’exploitation des timbres, d’autre part.

Serge Chauzy

Programme du concert

K. Penderecki : Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima

F. Chopin : Concerto pour piano n°1

W. Lutosławski : Symphonie n°3

Partager

Opéra, ballet, théâtre au cinéma, demandez le programme !
Le Metropolitan de New York, l’Opéra de Paris et la Comédie Française vous donnent rendez-vous dans les cinémas Pathé.
L’angoisse du doute
Quand la vérité tangue dans tous les sens, les rebondissements s’enchaînent, tout comme les fausses pistes.
Bach-Kurtág, dialogue ou confrontation par-delà les siècles
Le 15 septembre dernier, le cloître mythique a résonné d’accents contrastés lors du récital de Pierre-Laurent AImard.
« Dans Rusalka toutes les pages sont d’une égale beauté. C’est un vrai miracle. » Giacomo Sagripanti
« Il faudrait un livre entier pour décrire les caractéristiques d’un opéra comme Rusalka »
Le concert de Pianomuses en hommage à Carl Maria von Weber
Ce dimanche 13 septembre, dès 19 h, François Henry anime un concert hommage à Carl Maria von Weber (1786-1826), dans le cadre du bicentenaire de la mort du grand compositeur.
« Parcourir le temps et l’espace est particulièrement exaltant. » Christophe Ghristi, directeur artistique de l’Opéra national du Capitole
Dans mon esprit l’opéra est quelque chose non seulement de vivace mais aussi de puissamment jubilatoire. Christophe Ghristi