Disques

Ne boudons pas notre plaisir

Rares sont les intégrales de Iolanta, le dernier opéra de Tchaïkovski, une œuvre de 90 minutes commandée pour être donnée dans la même soirée que le ballet Casse-Noisette.

Aussi, même si le présent enregistrement, datant de 1994,  ne résiste pas à l’analyse, sachons cependant en retenir l’essentiel des atouts.

Et tout d’abord la direction somptueusement poétique de Valery Gergiev à la tête des phalanges du Kirov de Saint Petersburg. Comment ne pas souligner également le magnifique Robert du baryton russe Dmitri Hvorostovsky, un artiste dont l’éblouissant phrasé n’a d’égal qu’un timbre au  velours incomparable. Son unique aria, dans laquelle il vante les mérites de sa bien-aimée Mathilde, est incontestablement l’un des sommets de l’ouvrage… et de cet enregistrement.

Sans démériter pour autant, il faut bien reconnaître que la suite de la distribution est loin de ce niveau, malgré la présence de Galina Gorchakova (Iolanta), Sergei Alexashkin (René), Gegam Grigorian (Vaudemont) et Nikolaï Putilin (Ibn-Hakia).

Mais bon, malgré tout…

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