Danse

Entre découvertes passionnantes et retours majeurs

Chaque présentation de saison à Odyssud est un moment de pur éblouissement tant ce que nous dévoile Emmanuel Gaillard tient toujours lieu du chapeau magique. Avec pas moins de 68 spectacles différents donnant lieu à 239 représentations, la programmation de cette salle, reconnue comme l’une des meilleures d’Europe, est un croisement de disciplines artistiques conjuguant avec bonheur théâtre, cirque, danse, illusion visuelle, humour et musique.
Nous faisons ici un focus sur la riche programmation de ballets. Celle-ci débute en novembre avec le retour de l’une des plus célèbres compagnies du monde : l’Alvin Ailey II, autrement dit la danse noire américaine à son zénith. Ce sont 12 jeunes danseurs, professionnels faut-il préciser, de cette compagnie qui se produiront sur la scène d’Odyssud dans des chorégraphies mêlant modern jazz, danse primitive et contemporaine. Cinq représentations qui vont littéralement s’arracher ! Suivront quatre représentations données par la No Gravity Dance Company et l’ensemble Roma Barocca. Au total 6 danseurs, 5 musiciens et 2 chanteurs pour une soirée immersive dans un monde merveilleux, totalement en apesanteur, magique, sur des musiques de la Renaissance italienne. Une belle invitation. En 2017, Jean-Claude Gallotta faisait acclamer en ce lieu son spectacle My Rock, dédié aux grands rockeurs de l’Histoire. Il revient cette année avec, en toute logique, My Ladies Rock, dédié à ces dames qui ont marqué l’aventure du rock. Nul doute qu’un écho au combat de la cause des femmes devrait s’inviter à ce programme.

Alvin Ailey II – Photo Kyle Froman –

Avec la Compagnie Tie Break, Odyssud fait place, comme chaque saison, au hip hop. Avec leur spectacle Lobby, ces « dissidents » des Pockemon Crew (champion du monde de breakdance), proposent, sur des rythmes jazzy, un show aussi amusant qu’explosif dans le milieu hyper feutré des palaces.

La nouvelle création de Thierry Malandain, Noé, est qualifiée de chef-d’œuvre. Nous ne demandons qu’à le croire. Dans tous les cas, il vient présenter, avec ses 22 danseurs du Malandain Ballet Biarritz et sur la Missa di Gloria de Rossini, sa vision de l’épisode pluvieux de l’Ancien Testament.

Autre « dissident », cette fois de la fameuse compagnie israélienne Batscheva, Hofesh Shechter nous arrive avec ses propres troupes (10 danseurs et 5 musiciens) pour le spectacle intitulé Grand Finale. Percussions et musique électronique vont rythmer une véritable transe hypnotique pour faire échapper l’Humanité du chaos final.

Fin de partie avec le programme Boxe Boxe Brasil ou le mariage réussi et pourtant improbable entre hip hop, boxe, musique classique, capoeira et rap. Après le triomphal Pixel, la Compagnie Käfig, le Quatuor Debussy et Mourad Merzouki conjuguent leurs talents pour une fin de saison tellurique. Un ultime rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte.

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