Concerts

Les Clefs pour une ouverture

Le 18 octobre prochain, à l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines, s’ouvre la 11ème saison de musique de chambre des Clefs de Saint-Pierre. Ainsi débutent ces rencontres conviviales entre un public fidèle et ces musiciens de l’Orchestre national du Capitole qui trouvent là l’occasion de s’exprimer à titre individuel, dans l’intimité d’un répertoire aussi riche qu’exigeant.

Les musiciens des Clefs de Saint-Pierre célébrant la dixième saison de musique de chambre

Intitulée « Un soir chez Brahms », cette soirée inaugurale réunit cinq musiciens des pupitres de cordes de l’orchestre toulousain auxquels viendra se joindre le pianiste et compositeur également toulousain, Thierry Huillet. Les violonistes Eugen Tichindeleanu et David Benetah, les altistes Bruno Dubarry et Cyrile Robert, ainsi que le violoncelliste Philippe Tribot ont prévu de réunir dans un même concert deux grands chefs-d’œuvre, deux pépites de l’incomparable répertoire brahmsien de musique de chambre. Rappelons que les quelques deux douzaines d’opus consacrés par Brahms à ce répertoire flirtent avec les sommets de toute la musique.

Le pianiste et compositeur Thierry Huillet s’associe avec les musiciens de l’Orchestre du Capitole pour ce premier concert de la saison

Dans le Quintette à cordes en sol majeur op. 111 qui débutera le concert, Brahms a choisi d’adjoindre au quatuor à cordes traditionnel un second alto, contrairement à ce que Schubert avait conçu pour son quintette à cordes avec deux violoncelles. La tonalité nostalgique en est nettement modifiée.

Le Quintette pour piano et cordes en fa mineur op. 34 qui suivra a connu une étonnante succession de versions. D’abord composé pour quintette à cordes avec deux violoncelles, puis pour deux pianos, l’œuvre a enfin été destinée à la formation mixte associant le piano aux corde, en partie grâce à la suggestion de Clara Schumann. Arnold Schoenberg, le fondateur de la seconde Ecole de Vienne vouée à l’atonalisme et au dodécaphonisme, en réalisa même une version pour orchestre symphonique qui témoigne de la richesse d’inspiration de cette partition d’exception.

Réjouissons-nous d’y entendre Thierry Huillet associé une fois de plus aux musiciens de l’Orchestre du Capitole.

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