Danse

Il était une fois… Kafka.

3ème et DERNIER CHAPITRE
Vinciane Ghyssens, Directrice artistique

Matthew Madsen, chorégraphe

Annie Andioc, l’invitée

La Compagnie des Jeunes Danseurs et les Pré-pros

Et tous les amis de la VM Compagnie
Acte 1,2,3,….
La fièvre monte dans le studio ! J-10, et puis J-8 et J-6 qui arrivent à toute vitesse…

J-5 : on file tout le spectacle. Branle-bas de combat salle Nicole. Mais que s’est-il passé dans la nuit ? Un arbre a poussé dans un coin du studio ! Un immense livre se dresse face à lui, des tonneaux montent la garde près des portes. Les décors sont arrivés en provenance de Pamplona.

Alors, c’est vrai, le spectacle est bientôt là. On l’avait bien senti la veille, quand le séjour de Vinciane s’était transformé en atelier de cousettes. Les danseuses, sous la houlette de Valérie, mettaient la main… à l’ourlet et tiraient l’aiguille à qui mieux mieux au milieu des fous rires et dans l’attente de pizzas retardataires, qui allaient être les bienvenues après une présence de, voyons… 9 h, 10 h, plus… Qu’importe, puisque les efforts fournis vont donner lieu, n’en doutons pas, à des moments inoubliables.

Donc, on file, 1er et 2ème actes avec juste une pause au milieu.

Le parc s’anime à nouveau. Tiens Kafka a changé ! C’est Guillaume qui l’interprète cette fois-ci. Finis les fous rires, Guillaume très concentré, est Kafka.

Typhaine, devenue Elsi, virevolte dans sa robe rouge, pleure et s’émerveille devant les promesses de lettres. Maeva la poupée Brigitte est toujours aussi radieuse. Dora-Caro entoure son Franz Kafka de toute sa tendresse.

On retrouve les hongrois, vifs, bondissants, bientôt suivis des irlandais, verres en mains et pas de deux sublime pour Anaïs et Jean Charles. Les Espagnols arrivent, entourant Marine, la piquante andalouse dont les mains ressemblent aux colombes chères à Garcia Lorca. Lucien se cambre à son passage, Charline et Manon font ondoyer leurs jupes.

Entracte, on souffle !

Et puis on repart. L’Orient nous entraîne dans ses mystères, les belles odalisques ondulent et leurs mains jouent une envoûtante mélodie. Pas de trois, pas de dix, on se prend à rêver de palais, de soie et de parfums.

Et puis, soudain changement de style : ça bouge, ça « hip-hope », les voiles transparents ont laissé place aux survêtements et aux baskets. La casquette crânement posée sur l’oreille ou un walkman sur la tête nous voici de l’autre côté de l’Atlantique.

Et c’est la fête pour un « Français à New-York » ! Jonathan, dans un clin d’œil magnifique concocté par Matthew Madsen, imagine sa prochaine arrivée in the Big Apple en nous régalant d’un solo époustouflant.

Et puis, nous voici de retour au parc Steglitz. Tiens, serait-ce la fin de l’histoire ? Peut-être… Et comment finit-elle, l’histoire ? Eh bien… mais au fait, pourquoi ne viendriez-vous pas voir ça par vous-même ?

O

La VM Compagnie vous attend pour vous révéler l’épilogue de cette jolie fable, les 9 et 10 octobre à Saint Orens et le 18 octobre à Léguevin.
Annie Rodriguez

(texte et photos)

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